« Si c’est une fille, nous l’appellerons Patricia » s’étaient dit Soya et Christian il y a un mois de cela.
Et si c’est un garçon ?
Patricia aussi
Je me suis réveillé en sursaut en cette nuit du 11 janvier. Assis dans mon lit, les yeux fouillant le noir de la pièce à la recherche d’une issue de secours, l’évidence venait de tomber : « je suis communiste ». Cependant un dilemme m’oppressait. Que faisais-je à droite dans le lit ? Ca ne collait pas !
Je vais vous parler de l’histoire tragique et merveilleuse de ma mère, le célèbre couturier Richard Chancel.
Kissler et moi-même étions en train de prendre un thé bergamote. Nous logions nos fesses dans de somptueux fauteuils moelleux que j’avais hérités de ma tante Podell.
Ce qu’il dit à propos de lui :
"Tous les écrivains ne peuvent pas être plongeurs dans les restaurants chinois pour gagner leur vie. Tous ne sont pas professeurs, passionnés ou désabusés. J’en ai connu un rare, chauffeur de maître, un autre ivrogne professionnel, un PD-G dans l’import-export… Plus banalement, parce que nous sommes nombreux dans ce cas, je fais dans l’action culturelle. A la Société des Gens de Lettres j’ai essayé de défendre les écrivains qui sont si mal traités. A San Francisco, j’ai dirigé l’Alliance française pendant quatre ans. J’ai gardé un très bon souvenir des soirées avec Higelin et avec la troupe de la Pie Rouge. Au Caire, où j ‘étais Attaché Culturel, il m’a fallu trois ans pour faire la fête de la musique au bord du Nil, mais quel bonheur de voir la foule et les gendarmes se presser sur la rambarde du pont des amoureux pour écouter Java et Hossam Shaker… Au centre régional des Lettres du Languedoc-Roussillon, au château de Castries, je redeviens le gardien des poètes."